

Par amour pour la main humaine et ses aléas, ses accidents. Parce que le travail à la main est
unique et tend à disparaître au profit des réalisations mécanisées.
Pourquoi se priver de ces beautés ?
Elles ne sont pas incompatibles avec la modernité.
Il y a plusieurs années lors d'un voyage professionnel en Corée. Au bazar de Séoul puis plus tard
lors d'une rencontre avec un "Trésor vivant" coréen. Il prenait la suite de son père dans cette expertise, consacrait sa vie à tresser du papier recyclé et confectionnait de petits objets traditionnels. Nous sommes retournés au Bazar avec Piotr et avons recherché les femmes qui confectionnent encore de petits paniers (souvent très kitchs !) servant à la décoration florale.

La fragilité précieuse des objets réalisés.
La disparition progressive de ce passe-temps inadapté à ce monde où tout doit aller vite, spécialement
en Corée du Sud.
La beauté et la dextérité du geste.
L'utilisation des papiers devenus inutiles pour confectionner ces solides ficelles.
Le caractère non pérenne de ce matériau.
Toutes les qualités requises pour faire cette collection en macramé.
Le double fil n'est pas une nouveauté car nous l'utilisions sur la collection initiale pour certaines créations (Nutcase, Nid et Cocon). Le fait d'utiliser le fil en double renforce la structure et donne un aspect plus sculptural. C'est la même femme qui noue : elle prend simplement son fil en double. C'est un peu plus délicat à nouer car la tension des 2 fils doit être la même et bien sûr la quantité de matière première double. La coloration est faite dans l'atelier qui confectionne la ficelle de papier, elle n'est pas végétale mais elle est respectueuse de l'environnement. Le papier est teint puis roulé en ficelle.
Vous deux et la déco ?Elle se fait par-ci par-là, un peu partout. Glanées par hasard ou recherchées, les nouvelles acquisitions ont toujours une fonction comme par exemple les tissus anciens qui, suivant le format, servent à protéger de la poussière notre lit, les écrans, imprimantes et autres accessoires électrostatiques. Les objets "designés", premiers, ou détournés cohabitent et bougent au fur et à mesure des besoins, des envies et des trouvailles.
L'énorme lampe boule "AKARI" d'Isamu Nogushi. Elle a toujours trouvé sa place dans nos appartements successifs, quelle que soit leur surface !
Au quotidien, au mieux que nous pouvons et de plus en plus, tout naturellement, sans militantisme !
(vélo, tri sélectif, 19° en hiver dans l'appartement, le bannissement de l'appellation "Eau Courante"
pour l'eau du robinet...) Avec BEST BEFORE . . . en développant des collections** utilisant la main humaine, des matériaux naturels modestes. Le moins de traces possible !
** ... 01 - savoir-faire polonais : les artisans travaillent à la main des blocs de sel gemme
... 02 - savoire-faire coréen : la matière première est le papier recyclé
... 03 - savoir-faire du Kirghizstan : les artisans travaillent la laine et la transforme en créations de feutre